LA VOIX DE LA FBS EN EUROPE
Peu après le vote de l’Assemblée Générale visant à déterminer si la FBS devait rester membre de l’ESF (Fédération européenne de shiatsu) ou en démissionner, Irene Nolte nous a fait savoir qu’elle ne souhaitait plus occuper le poste de représentante de la Belgique auprès de l’ESF. Comme vous avez pu le lire ailleurs dans ce Newsletter, la Belgique reste bel et bien membre de l’ESF, mais nous avons désormais une nouvelle représentante : Armgard Detemmerman. Nous lui laissons volontiers la parole pour qu’elle explique comment elle entend remplir sa fonction…
« Pour moi, une fédération européenne n’a de véritable sens que lorsqu’elle aide les fédérations nationales à mieux soutenir leurs membres. »
Armgard Detemmerman
Depuis peu, j’ai l’honneur de représenter la Fédération belge de Shiatsu au sein de la Fédération européenne de Shiatsu (ESF). À travers cet article, je souhaite me présenter brièvement, mais surtout expliquer pourquoi je me suis portée candidate et comment j’entends exercer ce mandat.
Beaucoup d’entre vous me connaissent déjà. Pendant neuf ans, de 2016 à 2025, j’ai assuré le soutien administratif de la FBS. Depuis 2025, je fais également partie du Conseil d’administration. Par ailleurs, je pratique le shiatsu dans mon propre cabinet depuis 2014. Grâce à mon parcours professionnel antérieur, j’apporte également une vaste expérience en matière de gestion associative, de développement organisationnel et de planification stratégique.
Pourquoi me suis-je porté candidat à cette fonction ?
Ces dernières années, en collaboration avec le Conseil d’administration de la BSF, j’ai activement posé des questions critiques sur le fonctionnement de l’ESF. Non pas parce que je suis opposé à la coopération européenne, bien au contraire. C’est précisément parce que je suis convaincu qu’une fédération européenne peut jouer un rôle important que j’estime qu’elle doit soutenir au mieux ses fédérations nationales.
Lorsque la consultation des membres de l’Assemblée générale a révélé qu’une majorité souhaitait poursuivre l’engagement de la FBS au sein de l’ESF, j’ai décidé de me porter candidat afin d’y contribuer activement. Je ne voulais pas rester sur la touche, mais assumer ma part de responsabilité pour faire de cet engagement une véritable valeur ajoutée pour notre fédération. C’est pourquoi je souhaite mettre à profit mon expérience professionnelle et mon expertise pour contribuer à bâtir une ESF qui soutienne au mieux ses fédérations nationales et qui, par là même, apporte une valeur ajoutée à chaque praticien de shiatsu.
Ce qui m’a toujours interpellé dans le shiatsu, c’est que l’on ne s’arrête pas uniquement à la plainte, mais que l’on essaie de comprendre ce qui se cache derrière. C’est cette façon de penser que j’apporte également dans ce mandat. Au sein d’une association aussi, je crois que des solutions durables naissent lorsque l’on comprend d’abord clairement où se situent les besoins et les défis.
En tant que représentante de la FBS, je ne considère pas que mon rôle soit de défendre mes idées personnelles. Ma mission consiste à mettre en œuvre le mandat de notre fédération : être à l’écoute de ce qui anime la FBS, représenter les positions de notre fédération au sein de l’ESF et rendre régulièrement compte de ce qui se passe au niveau européen.
Cet engagement n’est possible que grâce aux membres qui soutiennent la FBS par leur adhésion. Leur confiance et leur implication constituent le fondement sur lequel nous pouvons continuer à développer notre fédération, ainsi que sa voix en Europe.
Au cours des prochaines années, je souhaite m’engager principalement en faveur de deux objectifs :
- Le premier objectif est d’améliorer l’échange de connaissances entre les fédérations nationales. Aujourd’hui, les connaissances et l’expérience sont dispersées à travers toute l’Europe. À mon sens, c’est l’une des missions les plus importantes de l’ESF : rassembler ces connaissances afin que toutes les fédérations nationales puissent en bénéficier. Aujourd’hui, chaque fédération dispose d’informations précieuses sur son propre pays : comment la formation est structurée, comment l’organisation professionnelle est organisée, quelle est la reconnaissance juridique en vigueur et quels sont les défis auxquels elle est confrontée. En rassemblant ces informations de manière comparable, les fédérations peuvent beaucoup plus facilement apprendre les unes des autres et se soutenir mutuellement. C’est pourquoi, comme première initiative, j’ai élaboré un modèle permettant de collecter ces données de manière uniforme.
- Le deuxième objectif est de contribuer à ce que l’ESF soutienne au mieux ses fédérations nationales. À mon sens, une fédération fonctionne au mieux lorsque ses objectifs sont clairs, que les décisions sont prises en toute transparence et que les fédérations nationales sont activement impliquées. Ce ne sont pas des objectifs en soi, mais des moyens de renforcer l’ESF et de lui permettre de mieux remplir sa mission principale.
À mon sens, la coopération européenne apporte sa plus grande valeur ajoutée lorsque les fédérations nationales partagent activement leurs connaissances et leur expérience entre elles. Nous n’avons pas besoin de chercher sans cesse de nouvelles solutions lorsque d’autres fédérations ont déjà relevé des défis similaires. C’est précisément là que réside, selon moi, la plus grande force de l’ESF.
En tant que représentant de la BSF, je souhaite également être un interlocuteur pour nos membres. Avez-vous des questions, des idées ou voyez-vous des opportunités sur lesquelles, selon vous, l’ESF devrait se pencher davantage ? N’hésitez pas à m’en faire part. Ce n’est qu’en sachant ce qui préoccupe nos membres que je pourrai représenter de manière crédible la voix de la FBS en Europe.
Je me réjouis de travailler avec vous à cet engagement.
